Juillet 2005, Ballade en Baie du Pouliguen(La Baule)
Cette ballade est - depuis de nombreuses années et sur diverses
embarcations - une de nos "classiques". Suivant les conditions elle
prend généralement un gros 3 heures... Sauf calme plat au retour!
A noter que ce trajet est devenu à la mode, "in", voire "un must" depuis
que les loueurs de jet-ski en ont fait un de leurs itinéraires de raids
encadrés pour jet-skieurs sans permis. Heureusement, si un "raid" de
jet-ski est organisé durant nos ballades, nous ne faisons que les voir
et les entendre brièvement passer...
Notre ballade de cet été peut se résumer ainsi:
- Gréer en vitesse et prendre un départ précipité de la plage, avant
l'arrivée des rouleaux – encore molassons - qui vont sans doute
accompagner la marée haute et amuser les body-surfers adolescents,...
Résolution pour la prochaine fois: mieux regarder les horaires de
marée, manger plus tôt, moins traîner au café (même pas arrosé!)... ou
partir la journée entière!
- Traverser la baie, en suivant la plage d'assez loin pour éviter les
skieurs nautiques qui aiment longer la zone de baignade,
- Continuer vers St-Nazaire après le port et la marina de Pornichet
(comme si on allait voir la statue de M.Hulot quelques miles plus loin),
- Ne pas aller voir M.Hulot (qui n'est plus en vacances à Ste-Marguerite
depuis longtemps) et aller saluer la Vieille (Bouée) avant de jeter un
oeil sur la tourelle du Petit Charpentier, en écoutant si "ça ronfle"
dans le passage du même nom,
- piquer sur le phare du Grand Charpentier, et, emportés par l'élan, en
faire le tour,
- regarder passer de loin ceux qui travaillent (cargos et autres porte-
containers qui défilent dans le chenal d'accès à la Loire)...
- faire demi-tour, sans aller tester notre connaissance du Code marîtime
en matière de priorité sur le chenal...
- En profiter pour se dire qu'il serait grand temps, la "prochaine
fois", de continuer plein Sud, histoire (après avoir traversé ledit
chenal) d'aller boire un verre à Noirmoutier... il faudrait soit partir
de bonne heure le matin pour rentrer tard le soir (et ne boire qu'un
tout petit verre), soit - plus raisonnablement - prendre la tente et
dormir sur Noirmoutier.
- longer l'île de Pierre-Percée et vérifier si le "pont" est toujours là
(cf fiche technique).
- S'apercevoir qu'on ne retrouve pas l'appareil photo étanche neuf -
qu'on avait pourtant tout à l'heure - et ne plus trop s'occuper de la
navigation,
- Comme ça a l'air de "remuer un peu plus" là où on est, en déduire
qu'aucune modification géologique régionale ne semble devoir être
signalée.(Les Troves, zone de récifs, découvrant à marée basse sont
quelque part juste en dessous de la dérive...)
- s'apercevoir que l'appareil photo que l'on cherche est au bout de sa
lanière sous un gilet de sauvetage qui se trouve sur les épaules d'un
membre d'équipage (je ne ferais pas de délation et ne dirait pas le
gilet de qui...),
- Se re-préoccuper de la navigation, reprendre ses alignements et se
diriger dans le calme retrouvé vers les Evens, sans continuer de se
faire secouer inutilement,
- Se faire prendre en photo trop tard pour que le pont de Pierre-Percé
soit encore dans l'axe et visible,
- s'apercevoir que la matelote du bord, épuisée, s'est endormie,
- décider d'adapter la croisière à l'état de délabrement physique d'une
partie de l'équipage et choisir de ne pas contourner les Evens par
l'Ouest,
- Longer la plage des Evens et regretter de n'y pas poser le pied pour
une fois qu'il y a de la place,
- Rentrer tout droit sur la plage, sans réveiller la matelote, en
contournant quelques dériveurs et cata dont les équipages semblent
persuadés que leur embarcation méritent un peu de repos puisqu'ils les
ont couché dans l'eau tandis qu'ils se baignent...,
- Faire constater à cette occasion à la partie éveillée de l'équipage
que si le Virus mouille les fesses de quiconque s'asseoit sur le
trampoline, il ne fait pas partie de ces bateaux qui se cabrent et
jouent au rodéo avec ses passagers,
- Ajouter fermement que "si, c'est obligatoire que celui qui barre
s'asseoit au sec jusqu'à force 5...",
- Assommer 2 ou 3 baigneurs qui n'ont pas compris que les bouées jaunes
qui délimitent les zones qui sont interdites à toute navigation
délimitent également les chenaux qui leur sont interdits...
- "beacher" entre 2 vagues devant les foules admiratives, réveiller
l'équipage, enlever rapidement le safran, chercher les roues de plage,
dégréer, remonter le bateau à l'abri de la marée, ranger le matériel...
et aller boire le verre qu'on a pas pris à Noirmoutier.
- (beaucoup plus tard) constater que peu de photos ont été prises cette
fois avec le nouvel appareil numérique que l'on baptisait à l'eau salée
ce jour là, et couper dans les vidéos - du même jour faites avec le même
appareil - pour que ça puisse tenir sur le blog.
MINI-FICHE TECHNIQUE "BAIE DU POULIGUEN":
Mise à l'eau:
Le point d'accès le plus aisé sur la plage de la Baule, se situe juste à
le long du port du Pouliguen. Il y a un accès voiture (éviter toutefois
de trop s'engager sur le sable; se contenter de dételer la remorque ou
mieux - charger le chariot de plage). Le chenal du Pouliguen permet de
se dégager assez facilement vu le tirant d'eau du Virus... sauf quand
même à pleine marée basse.
Le bateau peut-être laissé là (parc à bateaux non gardé... donc enlever
les manilles) ou rejoindre un des nombreux autres parcs qui se trouvent
le long des 9 km de plage... La plupart n'ont pas de possibilité d'accès
autres que piétons... (Seule autre exception: le parc à bateau situé
juste derrière l'hôtel de luxe Hermitage est accessible en voiture).
A noter que le départ (et l'arrivée) sur la plage à l'Est du Casino(fin
de la plage Benoit et de la grande zone découvrante) peut parfois être
"sportif" (rouleaux)... il arrive même que traînent là quelques surfeurs
égarés!
Les conditions générales de navigation dans la baie sont faciles: la
pointe de Penchateau (Pouliguen), les Evens, les Troves et Pierre-percée
la protégeant.
Les courants de marée, sans être négligeables sont relativement faibles
(sauf dans quelques endroits, notamment celui d'accès au Pouliguen).
Les bons pêcheurs (pas nous) accumulent les bars près des quelques
cailloux présents (notamment ceux de la prolongation des Evens).
En été, si il fait beau et qu'un régime de brise n'est pas établi
(majoritairement Ouest/Sud-Ouest) on a souvent affaire à des brises
solaires: un souffle à l'Est le matin qui meure au Sud le midi et se
relève peu à peu à partir de 15h pour atteindre un petit 3/4 Ouest
(relevés anémomètre) en fin d'après-midi. Parfait pour cet itinéraire de
ballade l'après-midi: départ au bon plein et retour au petit-largue.
LES POINTS REMARQUABLES CITES (dans l'ordre de citation):
Ile de Baguenaud: assez "plate" et relativement peu fréquentée... pour
accoster il faut zig-zaguer entre des rochers dont de nombreux ne sont
pas indiqués sur les cartes marines (dont je dispose). Un pêche-
promenade, apparemment skippé par un habitué du coin, y a coulé cet été
2005... Bien que naviguant sur la Baie assez souvent depuis plus de 35
ans, j'ai tendance à seulement la regarder de loin si personne n'insiste
à bord pour y débarquer.
Le Petit-Charpentier
Simple balise, pas loin du passage "du Ronfle", ainsi nommé à cause du
bruit émis par la mer dans ce passage vers la Loire en cas de mauvais
temps.
Le Grand-Charpentier:
Grand Phare au Nord du chenal d'accès à la Loire. Il est prudent d'en
rester à quelques distances (ce qui, là aussi, s'explique facilement à
marée basse).
Ile de Pierre-Percée:
Quand on la contourne, on aperçoit l'arche de pierre qui lui vaut son
nom. Son accès - que je n'ai jamais tenté - est réputé mal-pavé, et est
interdit en période de reproduction des colonies d'oiseaux qui la
colonisent.
Les Troves:
zones de récifs situé entre les Evens et Pierre-percée. Ils découvrent à
marée-basse. Il paraît que certains y mouillent (et y débarquent) aux
grandes marées.
Ile des Evens:
Dans un temps que les moins de 70 ans (ou peut-être plus..?) ne peuvent
pas connaître il existait sur l'île un "débit de boissons". Celui-ci est
désormais en ruine et sert de logement collectif aux goëlands. La plage
y est très fréquentée l'été: c'est l'aire de pique-nique des bateaux de
la baie (mais ça reste fréquentable!).
Elle est d'accès facile en l'accostant impérativement par l'Est (à marée
semi-basse on comprend facilement pourquoi...: un champ de cailloux
prolongent la plage.
Attention en la contournant par l'Ouest: elle se prolonge par de
multiples rochers (sous-marins) assez loin... Dans le doute, aller
jusqu'à la bouée Guérandaise qui délimite largement la fin de la zone
dangereuse.
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